« Louis Guilloux l’insoumis »
La bataille de l’eau en bretagne.
Abeilles en danger : le témoignage de deux apiculteurs.
Sortie de crises « En 1969, il n’y avait pas d’association de ce type en France. Le droit de l’environnement était pratiquement inexistant. Eau et Rivières a contribué à le forger » dans des affaires qui ont fait depuis jurisprudence.
Au fil des années, le rayon d’action de l’association s’est élargi. L’an dernier, en lien avec la Confédération du logement et du cadre de vie (CLCV), ses militants ont obtenu la condamnation par la cour d’appel de Lyon du géant agro-chimique américain Monsanto pour « publicité mensongère » sur le désherbant « Round Up », présenté jusqu’alors comme « biodégradable ».
C’est aussi l’association qui est à l’origine du contentieux entre l’Union européenne et l’Etat français sur la pollution par les nitrates de sources d’eau potable en Bretagne, rappelle Camille Rigaud, son président.
Son rôle de pionnière et son succès, Eau et Rivières les doit paradoxalement au développement agricole de la Bretagne, où la mutation brutale vers une culture intensive et ses conséquences néfastes sur l’environnement « a éveillé les consciences plus tôt qu’ailleurs » dans la lutte pour la protection de la nature, comme l’explique Gilles Huet, le délégué général de l’association.
Surtout connue pour son rôle de « contre-pouvoir », Eau et Rivières mène aussi « un gros travail de propositions, d’avis et de participation » dans le débat public.
Avec Gilles Huet.